Je baise les yeux

Je baise les yeux est une conférence/démonstration sur la pratique du strip-tease.
Attablées devant des microphones, trois ex-professionnelles de théâtre érotique (Alice Roland, Marianne Chargois, Gaëlle Bourges), par ailleurs artistes de scènes plus conventionnelles, élaborent une pensée réflexive sur leur expérience de strip-teaseuse face à un modérateur de conférence, Gaspard Delanoë, qui leur pose une longue série de questions de façon méthodique et rigoureuse.
Le colloque tient à mettre en évidence les qualités de performeur que le strip-tease requiert, qui sont spécifiques, et qui construisent un savoir-faire qui est autre que celui du danseur contemporain, ou de l’acteur. Chaque ex-professionnelle énonce ainsi la singularité de son expérience propre par le récit qu’elle en donne et la démonstration qu’elle fait sous forme d’un court solo.
Le tout dure une heure et dix minutes, est exhaustif, et peut démonter quelques unes des images préconçues sur le strip-tease, pratique minoritaire dans le champ des arts du spectacle.

Je baise les yeux est le premier volet du triptyque Vider Vénus (Je baise les yeux, La belle indifférence, Le verrou).

je-baise-les-yeux © Kit Brown

Vider Vénus est un triptyque qui rassemble trois pièces Je baise les yeux, La belle indifférence et Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)la fin d’une pièce figurant chaque fois le début de la suivante : disposition des personnes et des objets semblable, même rideau de velours rouge, même question développée sous plusieurs angles, et qu’on pourrait résumer à : quel rapport entre regard, désir, histoire de l’art et nus féminins?

Je baise les yeux (2009) expose la pensée de trois ex travailleuses de théâtre érotique, comprenant le métier de stripteaseuse dans un cadre plus large que le simple rapport œil / corps nu, et sous la houlette d’un modérateur. Le modérateur disparaît dans La belle indifférence (2010) qui entame, tout en le tendant, le rapport entre peinture et désir. Le verrou (2013) clôt de façon fulgurante la question de l’œil posée dans les deux premières pièces : le modérateur réapparaît, hagard, pris dans une hallucination entre histoire de l’art et histoire tout court à partir du tableau de Fragonard. Au final, une plongée en trois parties dans les intrications complexes entre peinture et représentation du désir, qui multiplie les liens entre récits d’histoire de l’art, récits de travail du sexe, et représentations sexuelles – une petite histoire de l’œil en somme, dont le vœu est d’observer à quel moment le désir s’effondre. Et s’il reste quelque chose dans l’œil après.

Diffusion

2012

23 mars : Montréal (Q), Sala Rossa dans le cadre du festival Edgy Women

2011

11, 12 et 13 mai : Bordeaux (F), TNT/TnBA
29 janvier : Blois (F), La Halle aux Grains scène nationale
25 janvier : Petit-Quevilly/Mont Saint-Aignan (F), scène nationale

2010

10 et 11 décembre : Strasbourg (F), Hall des Chars-Laiterie
22 octobre : Mâcon (F), scène nationale/Contes Givrés
2 et 3 septembre : Bruxelles (B), Les Brigittines
8 et 9 juin : Nantes (F), le lieu unique scène nationale
27, 28 et 29 avril : Le Havre (F), Le Volcan scène nationale
Nuit du 8 au 9 avril : Rennes (F), Festival Mythos
18, 19 et 20 mars : Paris (F), La Ménagerie de verre/Etrange Cargo
11 mars : Dieppe (F), scène nationale/Festival Visu

2009

28 novembre, 1er et 2 décembre : Saint-Brieuc (F), Paroles d’hiver
23, 24 et 25 novembre : Brest (F), Le Quartz scène nationale
14 et 15 octobre : Anvers (B), Monty/Festival Amperdans
27 et 28 février : Brest (F), Le Quartz/Antipodes, première

Distribution

Une proposition de Gaëlle Bourges, Marianne Chargois, et Alice Roland.
Conception et mise en scène de Gaëlle Bourges.
Avec, et co-écrit par Alice Roland, Gaspard Delanoë, Marianne Chargois, Gaëlle Bourges.
Musiques : Arditi, Chicane & Ranking Dread.
Lumière : Béatrice Le Sire.
Administration, production et diffusion : Raphaël Saubole / association Os.

Mentions

Création aux Antipodes / Le Quartz scène nationale de Brest les 27 et 28 février 2009.
Durée : 1’10.
Avec le soutien du Quartz scène nationale de Brest.