Monia Bazzani se forme à la danse à Florence, sa ville natale. Interprète dans plusieurs compagnies en Italie (Balletto di Toscana, Ballet Ensemble, Compagnia Baltica, Company Blu), elle se dirige ensuite vers Amsterdam, Bruxelles, Paris. Elle s’établit dans la capitale française en 1995 et s’inscrit dans le cursus du département Danse de l’université de Paris 8 jusqu’à obtenir son D.E.A. Parallèlement à ces études, elle continue ses expériences d’interprète avec la chorégraphe Soraya Djebbar et surtout progresse dans la pratique de l’improvisation en spectacle grâce à la rencontre décisive avec l’enseignement de Julyen Hamilton. La collaboration avec des musiciens se révèle une des principales sources de sa recherche personnelle. Elle poursuit son expérience d’interprète dans les années 2000 avec les chorégraphes Olivia Grandville, Tamara Stuart-Ewing, Karim Sebbar et la Cie Milles Plateaux Associés. Elle mène des ateliers du regard et d’analyse d’œuvres chorégraphiques de 1999 à 2005 dans le cadre de la formation « La Contagion Insolite du Mouvement » au Théâtre de la Ville. Elle obtient en 2006 le D.E. de professeur de danse contemporaine et développe ses expériences d’enseignement et de sensibilisation à l’art chorégraphique dans le milieu scolaire et associatif en collaboration avec l’Ensemble l’Abrupt d’Alban Richard et les structures culturelles partenaires (Le Forum Culturel de Blanc Mesnil, les Rencontres Internationales de Seine Saint Denis, le théâtre de Vanves) ; ou avec l’Inspection Académique (projet Traverses’92). Dans toutes ses expériences, elle privilégie une approche interdisciplinaire de l’art chorégraphique, avec une attention particulière à l’analyse du mouvement.

Depuis 2008 elle s’oriente progressivement vers des postes de médiatrice culturelle (Service EAC du Centre national de la danse), coordinatrice danse (MJC Boris Vian) et pendant 13 ans chargée de mission Danse et EAC (ADDM 53 devenue ensuite l’agence Mayenne Culture). Elle se forme au Shiatsu et devient praticienne en 2022, année dans laquelle elle s’établit en Charente Maritime pour développer un projet multi-activités en milieu rural réunissant l’action culturelle, la création artistique, l’éducation au numérique et les pratiques somatiques ou du bien-être dans une ferme actuellement en voie de rénovation. En dehors de ce projet d’économie sociale et solidaire, elle poursuit son parcours professionnel, en travaillant en 2024 dans le service culturel de la Communauté d’agglomération de Rochefort et puis en menant des interventions ponctuelles au Pont Supérieur à Nantes ou en tant que conseillère en projet de territoire (Cie La Douche du Lézard). Elle anime régulièrement des ateliers et des formations, où elle propose de prendre conscience du mouvement « régénérateur » aux différents âges et selon les activités quotidiennes de chacun.

Monia est membre fondatrice de l’association Os avec Carla Bottiglieri et Gaëlle Bourges.

Association Sine Fine