Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)

d’après le tableau éponyme de Fragonard, peint en 1778 et exposé aujourd’hui encore au Musée du Louvre.
Le verrou mêle histoire de l’art officielle et histoires d’art fictionnelles, réminiscences du siècle des Lumières et balbutiements romantiques, libertinage imagé et atmosphère pré-révolutionnaire, performances physiques sur lit et performances discursives à table.

Le verrou est le troisième volet du triptyque Vider Vénus (Je baise les yeux, La belle indifférence, Le verrou).

Le_Verrou © Danielle Voirin

Vider Vénus est un triptyque qui rassemble trois pièces Je baise les yeux, La belle indifférence et Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)la fin d’une pièce figurant chaque fois le début de la suivante : disposition des personnes et des objets semblable, même rideau de velours rouge, même question développée sous plusieurs angles, et qu’on pourrait résumer à : quel rapport entre regard, désir, histoire de l’art et nus féminins?

Je baise les yeux (2009) expose la pensée de trois ex travailleuses de théâtre érotique, comprenant le métier de stripteaseuse dans un cadre plus large que le simple rapport œil / corps nu, et sous la houlette d’un modérateur. Le modérateur disparaît dans La belle indifférence (2010) qui entame, tout en le tendant, le rapport entre peinture et désir. Le verrou (2013) clôt de façon fulgurante la question de l’œil posée dans les deux premières pièces : le modérateur réapparaît, hagard, pris dans une hallucination entre histoire de l’art et histoire tout court à partir du tableau de Fragonard. Au final, une plongée en trois parties dans les intrications complexes entre peinture et représentation du désir, qui multiplie les liens entre récits d’histoire de l’art, récits de travail du sexe, et représentations sexuelles – une petite histoire de l’œil en somme, dont le vœu est d’observer à quel moment le désir s’effondre. Et s’il reste quelque chose dans l’œil après.

Diffusion

2013

17 et 19 août : Bruxelles (Belgique), Festival International des Brigittines

22, 23 et 24 mai : Bagnolet (93), théâtre Le Colombier, Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, première

5 avril : Morsang-sur-Orge (91), Salons du Château, avant première

Distribution

Conception Gaëlle Bourges.
Avec Gaëlle Bourges, Marianne Chargois, Gaspard Delanoë et Alice Roland.
Récit de Gaëlle Bourges, co-écrit avec Marianne Chargois, Gaspard Delanoë et Alice Roland.
Avec de larges extraits de textes de Daniel Arasse et d’Alain Jaubert.
Création lumière Abigail Fowler.
Création son Stéphane Monteiro + musiques additionnelles.
Régie générale Stéphane Monteiro.
Administration, production et diffusion : Raphaël Saubole / association Os.

Mentions

Création aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 2013 les 22, 23 et 24 mai 2013 au théâtre Le Colombier, Bagnolet (93).
Production déléguée Os.
Coproduction Ballet de l’Opéra national du Rhin/Centre Chorégraphique National de Mulhouse, Centre Chorégraphique National de Tours/Direction Thomas Lebrun, Ville de Morsang-sur-Orge (Essonne).
Coréalisation PACT Zollverein (Essen, Allemagne), Emmetrop (Bourges).
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication/DRAC Ile-de-France au titre de l’aide au projet, du Conseil général de l’Essonne, de l’ADAMI, de la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab (Paris) et du Centre National de la Danse (Pantin) pour le prêt de studios.