Le verrou

Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) s’ouvre sur la reconstitution du tableau éponyme de Fragonard, peint à la fin des années 1770, et mêle histoire de l’art officielle avec histoires d’art fictionnelles, réminiscences du siècle des Lumières et Star Wars, réthorique sadienne et atmosphère pré-révolutionnaire, performances physiques autour d’un lit et performances discursives à table. En tirant simultanément le fil du pictural, du sexuel, du fantasmatique, de l’historique, on a de fortes chances de tomber sur un os : c’est exactement ça que la pièce cherche. L’os.

Vider Vénus rassemble trois pièces – Je baise les yeux, La belle indifférence et Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard).
La fin de chaque volet est le point de départ du suivant : disposition semblable des personnes et des objets, même rideau de velours rouge, mêmes questions.
Il est préférable de voir les trois volets si on souhaite obtenir une réponse aux questions. Mais la réponse n’étant pas limpide, on peut se contenter d’un ou de deux volets.

Photo de couverture : Le verrou ©Danielle Voirin